Je me suis souvent et longtemps persuadé que ma seule sociabilité possible se trouvait dans un petit groupe et, simplement, avec des filles ou des femmes. Puis j’ai eu un travail stable. J’étais obligé, en quelque sorte, de fréquenter tout le monde, toutes sortes de genres et de sexes.
Le basculement s’est accentué lorsque j’ai eu à commander — si je puis dire — des hommes. Il fallait bien que j’interagisse avec eux. Cette position de pouvoir m’a, de manière récursive, encouragé et sécurisé dans ces rapports-là, avec des hommes en particulier.
Ça dépend de la confiance et de la sûreté que l’on a en soi. Aujourd’hui, je pense que j’en ai beaucoup. Mais c’est un temps nouveau pour moi. Ce sont des temps nouveaux : une nouvelle aube, une nouvelle ère.
Les femmes, n’en parlons pas : j’ai toujours adoré les commander — c’est du moins la version avantageuse que je donne de moi-même ; les intéressées n’ont pas encore signé le procès-verbal.