08·10
2026
Matières de table · Aubervilliers et circulations
La ville met la table
La table n’est pas toujours un meuble. Elle devient mur peint, comptoir de buvette, devanture pharmaceutique ou cheminée diplomatique. Quatre dispositifs présentent au regard ce que la ville mange, échange, soigne et commémore.
Banquet
Rue Charles-Baudelaire, la fresque du « Grand Banquet » assemble poisson, volaille, fromage, coupe et dessert. Le réverbère coupe la scène comme un convive tardif.
Comptoir
Le vêtement de la cliente répond au jaune de l’auvent et du soubassement. Le commerce ordinaire devient une composition de couleurs, de boissons et d’attente.
Offrandes
Le Kraken veille sur la pharmacie tandis que les plaques universitaires occupent une cheminée. Monstre et trophées instituent deux autels profanes de la ville contemporaine.
État de la trace. Fichiers 89571, 89573, 89580 et 89603, déposés le 8 octobre 2026. Aubervilliers est explicitement attesté par la plaque « rue Charles-Baudelaire » de la première image. Les autres lieux précis ne sont pas établis ici.
Quatre tables publiques

89603 · Le grand banquet, rue Charles-Baudelaire. Le nom du poète surplombe une table dessinée où les aliments deviennent signes. 
89580 · La cliente du comptoir jaune. La silhouette, de dos, tient l’espace mieux qu’un portrait posé : elle relie la rue à la réserve des boissons. 
89573 · Le Kraken au-dessus de la pharmacie. Les branches réelles passent devant les tentacules peints ; la croix verte ramène le monstre au régime pratique du soin. 
89571 · Les présents du monde. Les objets protocolaires forment une géographie compacte des échanges universitaires, réfléchie dans le miroir du lieu qui les conserve.